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Chaleur verte: Oui ! Interdiction d’ici 2030: NON ! 

Avez-vous lu récemment les nouvelles concernant l’appel en faveur du chauffage durable? Avez-vous aussi entendu à la radio l’interview sur l’avenir des chaudières fioul et gaz? Un groupe de soixante fournisseurs d’énergie, fabricants d’appareils de chauffage, experts et organisations écologistes ont adhéré à un plaidoyer en faveur du chauffage durable, l’accent mis sur un abandon radical des chaudières fioul en 2021 et des chaudières gaz d’ici 2030.

Nous tenons à préciser que Remeha ne fait pas partie des signataires. Nous avons délibérément refusé de souscrire à cette initiative. Remeha convient que nous devons œuvrer en faveur d’une société neutre en CO2 et que nous devons prendre des mesures pour atteindre cette durabilité. Mais pouvons-nous y parvenir en fixant des données et en interdisant ainsi des technologies spécifiques? Remeha dit résolument NON!

Pourquoi?

  • Ce n’est pas réalisable
  • Ce n’est pas abordable
  • Cela ne contribuera pas à la réduction de nos émissions de CO

Ciblage précis sur…

Remeha est convaincue que ce n’est pas la technologie qui est durable ou polluante (donc pas: pompe à chaleur = durable et chaudière à gaz = fossile). Nous devons nous concentrer sur les vecteurs énergétiques. Ceux-ci déterminent si nous chauffons de manière durable et neutre en CO2.

Prenons une pompe à chaleur qui extrait la chaleur de l’environnement. Elle n’est durable que si elle utilise de l’électricité verte provenant de panneaux solaires ou de l’énergie éolienne. Mais le soir, lorsque la pompe à chaleur fonctionne pour chauffer votre maison, il n’y a plus de soleil. Alors cette pompe à chaleur utilisera probablement de l’électricité provenant de sources non renouvelables comme les centrales à gaz. Sans parler de la différence entre l’été et l’hiver et du stockage de l’électricité verte.

Il en va de même pour une chaudière gaz à condensation. Certes, cette chaudière émet du CO2 en utilisant du gaz naturel. Mais si on utilise du gaz vert comme l’hydrogène? Alors c’est une solution durable. Tout cela prouve parfaitement que ce n’est pas la technologie qui est durable  ou fossile mais que c’est une question de source d’énergie et de sa durabilité.


Qu’est-ce que cela implique?

L’accord de Kyoto a fixé à la Belgique l’objectif d’obtenir 13% de sa consommation d’énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2020. Malheureusement, nous n’y parviendrons pas.

Il nous faut donc être réalistes. Si, en 20 ans, nous ne parvenons pas à obtenir 13% de notre consommation d'énergie à partir de sources renouvelables, comment pouvons-nous nous y prendre pour fournir la totalité de notre consommation d’énergie en électricité renouvelable d’ici 10 ans? De plus, il y a encore la sortie du nucléaire qui nous attend. Même les partisans les plus ardents de l’électricité verte savent que la fermeture des centrales nucléaires va augmenter nos émissions de CO2..

Il est tout simplement impossible que d’ici 2050, nous soyons totalement neutres en CO2 et que seule l’électricité verte soit utilisée. Après tout, où allons-nous implanter tous les éoliennes et panneaux solaires? Et est-ce que chaque citoyen va rénover sa maison en profondeur?

Remeha insiste sur le fait que l’accent mis uniquement sur la technologie des pompes à chaleur n’est pas la bonne voie à suivre. Une pompe à chaleur est le choix idéal pour une maison neuve ou pour une rénovation en profondeur où l’on utilise un système de diffusion de chaleur à basse température.

Quelques exemples:

  • Un immeuble d’appartements avec une chaufferie centrale chauffant ses unités d’habitation avec une chaudière au fioul. Malheureusement, une pompe à chaleur ne peut pas être envisagée ici et la seule autre solution est d’opter pour une chaudière à gaz efficace dont l’empreinte CO2 est moindre. Si le gaz est interdit dans cette situation, il n'y a pas d'alternative au fioul, ce qui signifie que cette chaudière au fioul continuera à fonctionner et qu'aucune réduction de COne pourra donc être réalisée.
  • Quelle solution de chauffage pour un projet de construction de plus de 4 unités d’habitation? Selon Remeha, il est obligatoire d’y prévoir une chaufferie centrale (au gaz ou autre), éventuellement en combinaison avec des stations de distribution, car c’est le seul moyen de garantir que toutes les options futures d’énergies renouvelables, comme la cogénération, les chauffe-eau solaires, les pompes à chaleur ou les réseaux de chauffage, restent possibles, contrairement aux installations de chauffage individuelles.

Alors qu’en est-il du parc de logements existant? Faisons d’abord, et tous ensemble, un premier pas et occupons-nous des chaudières sans condensation et remplaçons-les par la version à condensation. Si nous continuons à investir parallèlement dans la durabilité des sources d’énergie, nous pourrons progresser et nous contribuerons déjà en partie aux objectifs climatiques qui ont été fixés.

Jetons un coup d'oeil aux chiffres. La consommation annuelle d’énergie en Belgique pour le chauffage et la climatisation de nos bâtiments (160 TWh) est deux fois plus élevée que le volume d’électricité disponible (80 TWh). Suivant les prévisions les plus optimistes, la moitié de ces 80 TWh d’électricité peut provenir de sources renouvelables. Comment jamais y parvenir pour les 160 TWh de notre chauffage? C’est une question extrêmement difficile, sans parler de l’électricité dont nous aurions besoin pour notre mobilité (160 TWh = l’énergie consommée annuellement par le transport en Belgique).

Remeha est fermement convaincu que la seule voie à suivre est de rendre toutes les sources d’énergie plus durables. Cela comprend aussi l’électricité et le gaz. Forte de cette conviction, Remeha investit dans le développement de chaudières à l’hydrogène. Dans les semaines à venir, un premier projet pilote va même être lancé à Rotterdam pour un complexe résidentiel de 40 appartements munis de chaudières à l’hydrogène. Les possibilités pour l’avenir avec l’hydrogène gazeux deviennent ainsi très concrètes.

En interdisant actuellement les chaudières à gaz, on paralysera tout développement novateur d’alternatives durables et abordables qui peuvent constituer un complément parfait à l’électricité verte. Par ailleurs, elles apportent également une réponse à la question de la durabilité de notre parc de logements existant.