Remeha lance un calculateur ErP en-ligne très pratique
septembre 23, 2016
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Règles et labels énergétiques européens: 10 trucs et astuces



Message de 08/09/2015

L’ErP vu de Belgique: perceptions erronées, exceptions, voies détournées et pièges

Wommelgem, 1er septembre - Le couperet est sur le point de tomber. A partir du 26 septembre 2015, tous les nouveaux appareils de chauffage et chauffe-eau tomberont sous le coup d’une toute nouvelle réglementation européenne. Une nouvelle chaudière devra par exemple garantir un niveau minimal de performances énergétiques (éco-conception) et justifier l’apposition d’un label énergétique (ELD). Remeha s.a., le spécialiste du chauffage, met toutefois en garde contre un certain nombre d’idées fausses, de pièges, de possibles subterfuges et d’exceptions.

Sarie Verheye

PR & Communication marketeer

+32 3 286 85 50


Contact de presse Remeha

L'objectif de la nouvelle loi et du label énergétique est de contraindre les Etats à réduire de 20% leurs émissions de CO2 d’ici 2020, à diminuer de 20% leur consommation d’énergie et à augmenter de 20% le recours à des sources d’énergie durable. Steven Deygers, expert chez Remeha s.a., se penche sur l’impact qu’aura cette réglementation en Belgique et pointe quelques éléments au sujet desquels le consommateur doit faire preuve de vigilance.

1/ la loi et le label ne concernent pas tous les appareils
La législation en matière de performances énergétiques minimales et de critères environnementaux s’applique spécifiquement aux chaudières et aux chauffe-eau qui affichent une puissance allant jusqu’à 400 kilowatts. Elle s’applique également aux échangeurs de chaleur et aux réservoirs d’eau chaude d’une capacité inférieure ou égale à 2.000 litres. Le label énergétique, pour sa part, ne concerne que les appareils de chauffage et les systèmes hybrides (chauffage et eau chaude) d’une puissance allant jusqu’à 70 kilowatts ainsi que les préparateurs d’eau chaude sanitaire et les chauffe-eau d’une capacité allant jusqu’à 500 litres.

2/ ne tenez pas uniquement compte de la chaudière mais plutôt de l’installation dans son ensemble
La chaudière individuelle n’est pas le seul élément important au sein d’une installation. Il en va de même de la manière dont s’organise l’ensemble, en tenant compte dès lors du thermostat, d’une pompe à chaleur et/ou d’un chauffe-eau solaire. C’est pour cette raison que des labels “groupés” ou labels dits de “package” viennent s’ajouter aux labels de produits.

3/ un label n’est pas l’autre
Un label détermine la performance d’un produit en termes d’efficacité thermique et — le cas échéant — de production d’eau chaude. L’échelle de valeurs utilisée par exemple pour les appareils de chauffage va de G à A++. Toutefois, un même label recouvre des gradations en termes d’efficacité. C’est ainsi que l’efficacité de deux produits associés à un même label A peut s’avérer quelque peu différente. Une chaudière se situant dans la tranche supérieure du label A peut par exemple obtenir un label A+ si elle est associée à un thermostat intelligent.

4/ l’EPB reste en vigueur pour les nouvelles constructions et les grosses rénovations
Les entrepreneurs actifs dans le domaine de la construction et de la rénovation continueront de s’appuyer sur la réglementation existante en matière de performances énergétiques des bâtiments (PEB) pour mettre en oeuvre des solutions les moins énergivores possibles. La réglementation ErP (Energy related Products), quant à elle, s’appliquera plus particulièrement en cas de remplacement d’une installation de chauffage.

5/ sursis jusqu’au 1er janvier 2018 pour les chaudières de type B1
Les chaudières dites atmosphériques, que l’on rencontre fréquemment dans de grands immeubles à appartements dans de nombreuses villes européennes, bénéficieront de quelques années de sursis. Il s’agit souvent de biens qui sont gérés par un syndic où il s’agira de remplacer un nombre particulièrement élevé d’installations mais également
d’assainir et de réaménager des cheminées. Il est essentiel, pour le remplacement de ce genre de dispositif technique, de pouvoir informer préalablement les occupants et de prendre dès à présent les mesures qui s’imposent.

6/ liquidations de stocks à des prix de dumping
Gare à l’effet éphémère de la liquidation des stocks. En effet, jusqu’au 26 septembre (ou jusqu’à épuisement des stocks), vous aurez encore l’opportunité, en tant que consommateur, de faire installer des appareils dépourvus de tout label. Ne tombez pas dans le piège d’offres bon marché. En effet, l’absence de label est généralement synonyme de piètre efficacité énergétique.

7/ la solution “passe-partout” n’existe pas
Le marché belge du chauffage est placé sous le signe du sur-mesure. Il est dès lors important qu’en tant que consommateur, vous indiquiez clairement quelles sont vos exigences en termes de confort de chauffage et de production d’eau chaude. Par exemple, à quelle fréquence prenez-vous une douche, quelle est la température de confort que vous désirez pour votre intérieur… Ce qu’une personne considère comme une bonne moyenne ne conviendra pas à une autre.

8/ échappatoire pour les citoyens moins bien lotis ou peu intéressés
La législation offre diverses possibilités aux personnes qui ne sont pas intéressées par un remplacement complet de leur installation. Parmi elles, on peut penser aux seniors qui recherchent une place dans une maison de soins. Imaginons que leur chaudière tombe en panne, sans que le brûleur ne soit concerné. Il leur est alors possible de remplacer uniquement la chaudière. Dans ce cas précis, ni le brûleur, ni la chaudière ne recevront de label. Cette exception joue en faveur du marché de remplacement.

Attention toutefois! Il se peut que l’installateur remplace malgré tout les deux équipements. Dans ce cas, le duo d’appareils, dûment testé, devra obligatoirement être assorti d’un label de produit.

9/ tenter d’obtenir le meilleur label possible n’est pas toujours la solution idéale
En tant que consommateur, vous n’avez probablement qu’un seul objectif: rechercher le meilleur label possible. A savoir: A++ pour un label produit, A+++ pour un label groupé. Toutefois, le prix que vous devrez y mettre n’est pas le seul paramètre auquel faire attention. Il se peut en effet que le produit concerné ou la combinaison de produits choisie ne soit pas le scénario le plus adapté à vos besoins spécifiques. Cela signifie que le professionnel joue plus que jamais un rôle important en tant que conseiller.

10/ un chauffage peu énergivore rapporte plus qu’un placement en banque
Pour terminer, saviez-vous que vous ‘gagnez’ plus d’argent en effectuant un investissement judicieux dans un chauffage peu énergivore qu’en confiant votre pécule à la banque? Rien d’étonnant à cela lorsqu’on se rappelle que la fixation du cours annuel du gaz naturel est associée à une indexation annuelle générale de 3,5%.

“La nouvelle réglementation et les labels auront pour effet de clarifier la situation mais aucun autocollant ne remplacera jamais un bon installateur”, conclut Steven Deygers.