Label énergétique pour installations de chauffage: loin des yeux, loin du coeur…
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Le secteur du chauffage demande davantage d’informations et de sensibilisation en matière de label énergétique



Message de 25/02/2016

Une enquête de Remeha auprès des installateurs confirme une méconnaissance tenace

Wijnegem/Batibouw Bruxelles - Les installateurs belges de chauffage attendent des autorités qu’elles accentuent les efforts de sensibilisation et d’explication en matière de labels énergétiques. Le but est de procurer davantage de transparence, tant pour le consommateur que pour l’installateur. Telles sont quelques-unes des conclusions tirées d’une enquête effectuée récemment par le fabricant de solutions de chauffage domestiques et industrielles Remeha auprès de quelque 200 installateurs belges.

Sarie Verheye

PR & Communication marketeer

+32 3 286 85 50


Contact de presse Remeha

Depuis le 26 septembre 2015, les nouveaux appareils de chauffage et chauffe-eau sont soumis à une toute nouvelle législation européenne. Sont concernés toutes les chaudières de chauffage central, les chauffe-eau d’une puissance inférieure ou égale à 400 kW, ainsi que les échangeurs de chaleur et réservoirs d’eau chaude d’une capacité inférieure ou égale à 2.000 litres. Une nouvelle chaudière ou installation de chauffage doit à la fois satisfaire à un seuil minimal de performance énergétique (le rendement saisonnier doit atteindre minimum 86% pour les systèmes de chauffage domestiques, que ce soit pour les chaudières au gaz ou au mazout, avec ou sans condensation) et, par ailleurs, être dotée d’un label énergétique (pour les appareils d’une puissance inférieure ou égale à 70 kW et les réservoirs d’une capacité inférieure ou égale à 500 litres). Six mois après l’entrée en vigueur de cette obligation, la méconnaissance en matière de labels énergétiques des appareils de chauffage demeure importante tant auprès des installateurs que des consommateurs.

La loi n’est pas toujours appliquée
La nouvelle législation stipule notamment que le label énergétique doit être communiqué lors de toute offre d’installation de chauffage. Un installateur interrogé sur deux confirme le fournir systématiquement. Toutefois, près de 85% des personnes interrogées pensent que leurs collègues installateurs ne le font pas. “Il y a clairement du pain sur la planche”, déclare Steven Deygers, expert ErP chez Remeha. “J’y vois plusieurs explications possibles. En tout premier lieu, la législation ErP souffre encore d’une importante dose d’ignorance, à la fois du côté des installateurs et du côté du consommateur. A cela s’ajoute le fait que le calcul d’un label système exige un regain d’attention de la part du professionnel. Calculer un label groupé en recourant à un tableur n’est certainement pas facile. Il faut dès lors se demander si c’est intéressant pour l’installateur de consentir cet investissement au stade de la remise d’une offre si le consommateur n’y attache de toute façon pas d’importance.”

L’incertitude subsiste
Tout appareil qui quitte l’usine d’un fabricant doit disposer d’office d’un label énergétique. “Ce devrait donc être simple. Mais une installation de chauffage est bien plus qu’une chaudière. Un thermostat y est généralement associé et certaines installations combinent en outre une pompe à chaleur et/ou un chauffe-eau solaire”, poursuit Steven Deygers. “Dès cet instant, le label de produit ne suffit plus. L’installateur doit calculer un label groupé”. Et c’est là que le calcul devient incertain, estiment quelque 20% des installateurs interrogés. Les intéressés recourent à une méthode de calcul manuelle, à l’aide de tableurs, ce qui impose une dose supplémentaire de travail administratif. Les fabricants proposent dès lors des outils de calcul afin de prendre en charge ce travail supplémentaire.
Un outil de calcul tel que celui que nous proposons aide l’installateur à calculer l’installation complète”, déclare Steven Deygers. “Mais le résultat n’est pas toujours le même que celui que procure le calcul manuel, ce dernier pouvant être sujet à davantage d’erreurs.” L’enquête révèle par ailleurs que certains installateurs éprouvent des difficultés lorsqu’il s’agit de calculer un panachage de différentes marques et qu’un flou subsiste en matière d’interprétation de la préparation d’eau chaude.

Une sensibilisation accrue est nécessaire
Le secteur attend davantage d’informations, de contrôle et de sensibilisation de la part des autorités. Pas moins de 65% des personnes interrogées y sont favorables. “Une campagne nationale de sensibilisation pourrait à coup sûr susciter davantage d’attention au profit des labels énergétiques, tant dans le chef des professionnels qu’auprès des consommateurs. Cela permettrait aussi de fournir des informations plus claires”, souligne Steven Deygers.

Du côté du consommateur: confort et budget
L’enquête révèle par ailleurs que le consommateur ne se préoccupe guère du label énergétique destiné aux installations de chauffage: aux dires des installateurs interrogés, trois-quarts des clients ne posent aucune question concernant le label énergétique de leur installation. Et seulement un client sur trois choisit un appareil en fonction du label énergétique qui lui est associé. “Un bon installateur se soucie avant tout de ce dont un client a besoin et de son mode de vie”, déclare Steven Deygers. “Un ménage au profil sportif prendra par exemple davantage de douches. Une salle de bains équipée d’une douche de pluie et d’une baignoire exige également plus d’eau chaude qu’une petite salle de bains qui ne dispose que d’une douche. L’installateur conçoit alors un système de chauffage qui correspond parfaitement aux besoins du consommateur.

Bien entendu, le prix joue également un rôle important aux yeux du client. “Les gens se soucient souvent davantage du prix que du label énergétique. Le consommateur devra rapidement débourser 500 à 1.000 euros de plus pour un appareil associé à un label énergétique supérieur. Un compromis intervient alors entre le porte-monnaie et l’environnement. On pourrait comparer cela à ce qui se passe du côté de l'industrie automobile: une voiture hybride ou électrique est un meilleur choix pour l’environnement mais elle revient sensiblement plus cher qu’une voiture qui utilise un carburant classique.