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Le Belge ne croit pas que les normes climatiques puissent être atteintes



Message de 14/06/2016

Près d’un Belge sur deux veut apporter sa pierre à l’édifice mais reporte la responsabilité finale sur les autorités et les constructeurs

Brussel/Wommelgem - Lors des accords de Paris sur le climat, signés en 2015, 195 pays se sont engagés à atteindre des objectifs concrets. Ils impliquent que l’UE réduise ses émissions de CO2 de 40% d’ici 2030 (par comparaison avec la situation de 1990) et même de 80 à 95% à l’horizon 2050. La moitié des Belges ne croient pas que notre pays soit en mesure de respecter ces objectifs mais 45% d’entre eux veulent toutefois apporter leur contribution. Telles sont quelques-unes des conclusions d’une enquête que le bureau d’études indépendant iVox a réalisée auprès de 1.000 Belges à la demande de Remeha.

Sarie Verheye

PR & Communication marketeer

+32 3 286 85 50


Contact de presse Remeha

L'essentiel: 

  • > Plus d’un Belge sur deux ne croit pas que la Belgique puisse atteindre les objectifs climatiques
  • > Le Belge estime que la responsabilité incombe aux autorités et aux constructeurs et considère que sa propre responsabilité est relativement limitée
  • > 45% des personnes interrogées veulent toutefois contribuer à l’objectif… sans devoir payer davantage d’impôts
  • > 6 Belges sur 10 disent vouloir consacrer un budget allant jusqu’à 3.500 euros. Dans le même temps, le manque de budget constitue un obstacle et a pour effet de retarder l’investissement

De nombreux Belges considèrent que les ambitieux objectifs fixés à l’horizon 2030 - en l’occurrence, une réduction de 40% des émissions de CO2 - ne sont pas réalistes. Plus de la moitié des Belges (54%) ne croient pas que l’on puisse y arriver. A peine un Belge sur cinq a une opinion plus positive.
Les personnes interrogées pointent trois acteurs majeurs, considérés comme devant assumer la responsabilité de la concrétisation des objectifs climatiques. A savoir: les autorités publiques (49,5%), les constructeurs (47,5%) et les fournisseurs d’énergie (45,6%). Chiffre significatif: seulement 17,8% des citoyens estiment qu’il y va de leur propre responsabilité.

Chaudière à condensation et panneaux solaires
En dépit de ce degré de confiance et d’un sens de la responsabilité réduits, 45,2% se disent prêts à apporter leur petite pierre à l’édifice. Ils imaginent surtout le faire en optimisant leur volume de déchets et les processus de recyclage domestique. Les travaux de rénovation et le recours à des transports respectueux de l’environnement sont deux autres initiatives auxquelles le Belge est prêt à apporter son concours.
Les chaudières à condensation et les panneaux solaires photovoltaïques sont des options très populaires lorsqu’il s’agit d’investir dans des solutions vertes, plus efficientes. Parmi les personnes interrogées, respectivement 65% et 60% ont déjà installé de tels systèmes ou sont prêtes à le faire. Des solutions plus récentes et plus spécifiques, telles qu’un réseau urbain de chauffage central (37%) et une éolienne à installer dans on jardin, remportent moins de suffrage.

Le budget reste la clé…
L’enquête révèle clairement que le Belge désire que les efforts à consentir soient financièrement les plus neutres possibles. Plus de la moitié des personnes interrogées ne sont pas prêtes à payer plus d’impôts pour atteindre les objectifs fixés.
Les critères financiers sont dès lors déterminants lorsqu’il s’agit pour le citoyen d’investir lui-même pour remplacer son système de chauffage existant par une installation plus efficiente (basée sur l’énergie fossile ou renouvelable). Près de 4 personnes sur 5 procèderaient à ce remplacement en raison des économies qu’il permet. Autres critères figurant en tête de liste des motivations: les avantages fiscaux (74%) et les éventuels subsides ou primes (72%). Fait remarquable: l’argument “vert” n’est cité que par à peine 45% des répondants comme levier de motivation pour remplacer le système de chauffage existant.
3.500 euros semble être la somme maximale que 6 Belges sur 10 sont prêts à investir eux-mêmes dans une installation nouvelle et plus efficiente.

… mais aussi le principal frein
En dépit de cette volonté d’investir soi-même, le budget semble demeurer le principal obstacle. Pas moins de trois-quarts des personnes interrogées indiquent que le budget constitue le principal frein à l’investissement, pour des solutions à forte efficacité énergétique. Quatre citoyens sur dix se disent hésitants parce qu’ils connaissent mal les possibilités des nouveaux systèmes et l’espace physique qu’ils occuperaient. La réglementation n’étant pas contraignante en la matière, 22% des personnes interrogées ne sont pas pressées d’investir.

Christophe Leroy, directeur général de Remeha s.a.: “Le parc de logements belge actuel représente environ 30% de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre. Mais 50% de cette consommation est accaparée par le chauffage et la climatisation de l’habitation. Compte tenu du fait que 70% des bâtiments qui existeront en 2050 ont d’ores et déjà été construits, il est nécessaire de prendre des mesures en matière de consommation d’énergie et d’émissions CO2 pour les habitations existantes. Pour ce faire, on peut recourir, là où c’est possible, à des solutions d’énergie renouvelable. Il existe par ailleurs un gros potentiel du côté du remplacement de systèmes de chauffage vieillis et inefficients, en recourant pour ce faire à de nouveaux équipements hautes performances, tels que des chaudières à condensation.

Le potentiel est énorme: cela peut nous permettre de réaliser environ 10% de notre objectif de réduction de CO2. Cela permet par ailleurs d’économiser facilement un quart de la consommation énergétique consacrée au chauffage de ces habitations. Chaque Belge peut ainsi apporter sa petite contribution personnelle. Non seulement, il récupérera rapidement son investissement mais il réalisera des économies sur sa facture énergétique et contribuera à la concrétisation des objectifs climatiques.

Il revient aux autorités publiques, de concert avec l’industrie, de sensibiliser le citoy en afin de favoriser ce processus de remplacement d’anciennes chaudières non performantes par la nouvelle génération.